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 This Winter I Retire [pv maxou]

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MessageSujet: This Winter I Retire [pv maxou]   This Winter I Retire [pv maxou] Icon_minitimeMer 15 Sep - 23:17

Chance avait passé tout ce samedi matin couché sur un banc, les bras croisés derrière sa tête, regardant le ciel. Il n’en revenait pas du manque flagrant d’originalité de sa situation. Le voilà qui cherchait de l’inspiration dans le ciel, parfois il fermait les yeux pour essayer d’entrevoir une idée, une forme. Rien. Il n’y avait les gens qui passaient à côté de lui, le méprenant parfois pour un sans-abri en début de parcours. Peut être que de vivre dans la rue lui donnerait plein d’expérience pour produire une œuvre. Il frissonna à l’idée du genre d’expérience qu’il allait récolter dans la rue, et il aimait bien trop son confort relatif pour cela. Un bout d’un moment, il sentit son ventre gargouiller, il était sûr qu’un jour, on construirait une machine pour traduire le langage des organes internes nous insultant. Magnifique.

Le jeune homme aux cheveux roux pensa un instant faire de lui un héros romantique, si emporté dans son envolée lyrique qu’il ignorait la faim et la soif, s’élançant dans l’infini de son délire. Mais tout ça était bien prétentieux. Et il avait faim, et ça il ne pouvait l’ignorer. Se relevant à moitié sur son banc, il fouilla dans sa poche, en ressortant assez de monnaie pour s’acheter un truc pas cher. De quoi remplir un peu le vide son estomac. Il se releva finalement au complet avec un grognement discret de quelqu’un qui avait eu les planches dures du banc dans le dos pour une bonne heure. S’étirant comme à la sortie du lit sur le trottoir, il se mit en marche vers le prochain truc qui lui plairait. Ça ne faisait pas si longtemps qu’il vivait ici, il avait donc encore du mal à s’y retrouver. De toute façon, il était plutôt du genre à décider sa direction au hasard.

Il marcha à la fois détendu et ennuyé, comme avant les vacances, mais pas assez tôt pour avoir raisonnablement hâte. Il attendait que quelque chose se passe, peut être qu’avec la chance, un météorite allait s’écraser droit devant son nez. Ou un ver de terre géant sortirait de la terre pour lui offrir un tour sous-terrain. Mais au lieu de ça, se fut un pigeon qui vola en rase-motte au dessus de sa tête, lui faisait craindre le prie quant à la propreté de sa personne. L’attentat crottal évité, il pu continuer son chemin vers le semi-inconnu qu’étaient les restaurant de la ville. Il aurait bien voulu laisser le hasard décider, mais avec ce qu’il avait dans les poches, son choix se limitait. Le destin voulu alors que la première option abordable qui lui fut présentée apparu sous la forme d’une pâtisserie. De quoi raviver ses envies de gamin, qui de toute façon n’étaient pas cachées bien loin.

À voir les gens à l’intérieur et l’insigne, ce devait être une très bonne boutique. Peu importait, tant qu’il pouvait se le payer. Il entra d’un pas sautillant, faisant tinter la clochette près de la porte. La pâtisserie était animée, mais les quelques employés derrière le comptoir semblaient plutôt bien s’en sortir, ce qui lui permit de se rendre vite à la caisse. Son choix s’était arrêté sur une pointe de gâteau au fromage, il avait justement assez pour l’acheter, mais alors qu’il donnait l’argent, il remarqua la tête du vendeur.

Ce fut comme un flash inexpliqué, un pet de cerveau comme on dit. Chance écarquilla les yeux un moment, s’immobilisant dans son mouvement pour prendre son assiette. D’un mouvement brusque, il se retrouva derrière le comptoir du pâtissier, provoquant des exclamations de surprise, comme s’il allait le braquer. Il l’attrapa par l’épaule et ordonna en tirant une chaise :

-Tu t’assois là et tu bouges pas!

Son ton ne permettait aucun mais. La file de client s’était tu alors qu’un des employés plongeait vers le téléphone. Mais l’américain ne pouvait pas laisser sa chance passer. Il avait été pris de ce qu’on appelle l’inspiration mesdames et messieurs. Se saisissant du stylo à l’effet des factures et d’une pile de papier à main. Il se mit à griffonner avec attention, sous le regard troublé des gens. Après quelques minutes de silence troublé uniquement par le frottement du stylo à bille sur le papier inadéquat, alors que l’employé au téléphone hésitait, il s’arrêta, soupirant avec un sourire. Il se retourna vers l’inconnu, lui brandissant le papier avec un croquis qui le représentait. Enfin… Qui le représentait portant une tête de cockatiel.

-Tadaaaam!

Les voix de l’inspiration sont impénétrables, amen.
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MessageSujet: Re: This Winter I Retire [pv maxou]   This Winter I Retire [pv maxou] Icon_minitimeMer 22 Sep - 14:38

Une semaine que je suis arrivé et j’ai déjà un emploi.
J’suis une brute, quand même!
Bon d’accord, c’est peut-être pas le meilleur job du monde...
Mais je vais m’y faire… Enfin j’crois.
---

Quoi de mieux derrière le comptoir d’une coquette pâtisserie que d’avoir un grec au physique avantageux et au sourire enjôleur? Rien, direz-vous. Et c’est sûrement ce que mon employeur s’est dit en me voyant. Bon il y avait aussi le fait que je m’y connaissais pas mal en pâtisserie mais ça, c’est une autre histoire. C’était ma deuxième journée de travail à la pâtisserie Phantasia, donc. Inutile de parler de la première journée, ce sont des souvenirs trop douloureux à me remémorer et en plus, ça n’a aucun rapport dans l’histoire. Donc. Dimanche matin, deuxième journée de travail, ça faisait déjà deux heures que je travaillais et je ne m’en tirais pas trop mal, même si mon japonais était terriblement mauvais. Les gens arrivaient au moins à me comprendre et c’était l’important. De toute façon, avec le beau sourire que je leur offrais, ils n’avaient pas le droit d’être fâchés.

Sans relâche, j’alternais entre la caisse et l’arrière-boutique, où j’exprimais le seul talant créatif que j’avais en faisant de la pâtisserie. Muffins, gâteaux, tartes, les commandes s’enchaînaient et les deux petites personnes que nous étions au comptoir travaillaient d’arrache-pied pour satisfaire le plus rapidement possible la horde de clients qui se pressaient dans la boutique. Bon, j’exagère peut-être un peu, ils n’étaient pas tant que ça mais pour quelqu’un qui en est à sa deuxième journée de travail, c’était assez dur de rester concentré.

La matinée était déjà bien avancée lorsque j’ai vécu le truc l’événement le plus étrange de toute ma vie. Normalement, dans ce genre de cas, on parle souvent d’incidents qui se produisent à l’arrière boutique comme un gâteau qui brûle et l’alarme d’incendie qui nous fait honneur de sa présence, ou alors les flics qui débarquent pour venir acheter des beignes ou pour coincer le voyou qui fait du vol à l’étalage dans le quartier des boutiques. Dans mon cas à moi, c’était un truc encore plus bizarre. On m’avait averti qu’il y avait des clients un peu bizarre, et je n’avais aucune difficulté à le croire. On m’avait surtout parlé de clients qui se contredisaient, certains qui oubliaient la mémoire et d’autre qui était particulièrement impolis mais jamais on ne m’avait prévenu de ce qui m’est arrivé. À un moment, alors que je servais un type aux cheveux roux, je sais pas trop ce qui est arrivé mais nos regards se sont croisés. Ne sautons pas trop vite aux conclusions, ça n’a pas été le coup de foudre au premier regard. Enfin… Pas pour moi. Le type m’a dévisagé un moment avant de se jeter sur moi, littéralement! Je me suis alors retourné vers mon collègue de travail en lui demandant quelque chose comme :

« Euh, je suis censé faire quoi lorsqu’un client me saute dessus? »

L’autre gars, sûrement aussi déboussolé que moi, n’a pas réagit pendant que je me faisais assoir de force sur une chaise et ordonner de ne pas bouger. Au début, j’ai pensé que mon heure avait sonnée. Que j’étais en fait un otage et que les hommes en cagoulés n’allaient pas tarder à entrer dans la pâtisserie pour nous voler tout notre stock. Résigné, j’attendais patiemment mon heure alors que mon collègue, le téléphone entre les mains, semblait pétrifié. C’est alors que le jeune aux cheveux roux se mit…à dessiner? Ma réaction en valait la peine. Moi qui me préparais à me faire zigouiller, Je me suis alors retrouvé model dans un cours de peinture. Lorsque l’artiste a terminé son chef d’œuvre bâclé, dessiné sur une serviette en papier avec le crayon des factures, il me l’a montré avec un air triomphant. Alors, j’ai levé les yeux vers lui, me demandant ce qu’il avait pu consommer pour arriver à me voir avec une tête de cokatiel. Essayant de ne pas le brusquer, je me suis levé et lui ai dit le plus aimablement possible :

« Ah, oui, c’est un joli dessin, mais je travaille, là. Alors tu prends ta pointe de… J’ai regardé la facture et ai reporté mon attention sur lui. Gâteau au fromage, et tu t’en vas. C’est un cadeau de la maison pour la jolie œuvre – et la fichue peur – que tu nous as faite. Merci et bonne journée! »

J’ai alors gentiment poussé le jeune homme de l’autre côté du comptoir. J’essayais d’agir avec diplomatie mais ce type m’avais carrément fichu la trouille alors je préférais m’en débarrasser le plus rapidement possible…
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MessageSujet: Re: This Winter I Retire [pv maxou]   This Winter I Retire [pv maxou] Icon_minitimeMar 28 Sep - 23:05

Chance avait eu urgence de coucher son idée sur papier, avant de se rendre compte de son absurdité. Il n’avait aucune idée de ce qui, chez sa victime avait provoqué cette violente réaction, cet accès soudain d’inspiration. Il avait posé les yeux sur lui et tout ce qui avait traversé son esprit avait été « Tête de cockatieeeel ». Ça n’avait aucun rapport avec son faciès ou sa coupe de cheveux, allez savoir. Alors qu’il lui tendait fièrement son dessin, il pouvait bien voir du coin de l’œil la file de clients qui poussaient des soupirs de soulagement et se détendaient. Même si certains restaient encore sur leur garde, maugréant entre leur dents « Y’en a des malades… ». Son grand sourire s’évanouit en entendant la réaction du pâtissier. Pourquoi n’y avait-il pas songé? Personne de normal n’aurait pu s’exclamer « Ô la grande œuvre! Je vais aller la faire encadrer au dessus de ma cheminée! » Sa moue déçue s’agrandit à mesure que le jeun homme aux cheveux bruns s’adressait à lui avec complaisance, vainement masquée en politesse. Au moins il lui laissait son gâteau, et gratuit en plus? Il devait lui avoir fait sacrément peur alors! C’était une bonne technique à utiliser à l’avenir pour s’acheter de la bouffe.

Il se laissa docilement pousser de l’autre côté, ruminant ses prochains hold-up artistiques. Dans une pizzeria peut être? Peut être pas, les vendeurs devaient être plus effrayants que ceux de la pâtisserie et n’hésiteraient pas à le jeter dehors à coups de pieds dans le train. Pensif, il se mit à marcher vers la sortie son gâteau en main. Puis il s’arrêta, comprenant qu’il avait failli se laisser avoir. Ces ennemis de l’art avaient essayé de le corrompre en exploitant sa faiblesse envers le gâteau au fromage! Oh non, il ne les laisserait pas piétiner sa liberté d’expression impunément! Il était Chance Findlater, futur on ne sait quoi encore, mais futur ça c’était sûr. Cependant, les grognements de son estomac lui indiquaient qu’il lui fallait se sustenter avant toute chose.

Il décida donc de s’asseoir à un quelconque endroit prévu à ce sujet ou non, pour attaquer son morceau. Il était délicieux, au moins. Il vérifiait de temps en temps si la file raccourcissait ou si l’employé cockatiel finissait son quart de travail, ce qui aurait été fâcheux. Lorsqu’il eut terminé, aspiré toutes les miettes, passé une serviette à main sur les commissures de ses lèvres, il se leva d’un pas décidé vers la caisse. Ignorant totalement la dame en train de payer, il s’appuya sur le comptoir, demandant le plus innocemment du monde :

-T’aimes pas les cockatiels c’est ça? Une perruche ça aurait été mieux?

Il prit un air pensif, malgré les protestations. Non, il n’avait rien de mieux à faire, si c’était son destin de faire chier le peuple innocent ce jour-là, c’était son destin. Il dit comme pour lui-même :

-Ou peut être une taupe? C’est mignon les taupes, vraiment très undergound mais… Ah! Taupe, underground, c’est fort ça!

Il se retourna vers le gars aux yeux verts, conscient qu'il n'avait sûrement rien suivi de son cheminement comme n'importe qui n'étant pas télépathe:

-Qu’est-ce que t’en dis, un deuxième pour le même prix!

Il y avait un peu de vengeance dans son comportement que l’autre devait trouver fort énervant. Il n’aimait pas être pris au sérieux, même s’il savait cela difficile. Et puis, quoi de mieux pour passer le temps que de négocier des dessins de taupes hein?
[pas booon XD]
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