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 Wine&Talk ? [With Miyo Miura]

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MessageSujet: Wine&Talk ? [With Miyo Miura]   Dim 14 Nov - 2:11

    Nagoya, seconde plus grand ville du Japon. Avec ses transports, ses écoles, ses universités renommées, ses magasins... Bref, une grande métropole comme les autres. Un endroit de plus où je parviendrai à me distinguer de la masse oppressante m'entourant. J'allais pouvoir visiter les différents arrondissements comme je le voudrai, ou presque. En effet, je commençais ma première année dans un lycée du coin : le Lycée Shimizu. Je dus attendre presque un an pour que mon inscription soit valide, rien que ça ! Comment refuser un être à la beauté presque angélique et à l'intellect hors normes !? Franchement, ces Jaunes ne savaient pas ce qu'ils manquaient en me refusant le droit d'intégrer une de leurs minables écoles. D'accord, j'avais fait le choix de m'ouvrir aux autres cultures, quitte à m'en aller de ma belle Suisse natale pour aller me perdre sur une ile en plein Pacifique. J'ai même été jusqu'à apprendre les rudiments de la langue – sans parler des avantages en nature que je pus en retirer, bien entendu – afin de pouvoir mener à bien mon entreprise. Tout ça pour me retrouver à Shimizu, à Nagoya, perdu parmi ces êtres étranges de petite taille. Sérieusement, j'avais du mal à croire que j'allais pouvoir trouver la [Perfection ♀] dans cette fichue île. Enfin bon, ma recherche ne faisait que commencer après tout.

    Aujourd'hui je dus me plier à la sempiternelle visite de l'établissement. Miteux, vraiment miteux. Certes, réputé mais pour moi miteux. J'avais connu mieux à la maison ou en Angleterre. Comme quoi les Nippons peuvent être bons en technologie mais moins en raffinement. Fort heureusement, ma présence à elle seule permet de relever le niveau. Cette pensée me rassure. Pendant cette visite je pus jauger le niveau des autres occupants de la pension. Des sportifs, des intellos, des geeks aussi, quelques filles populaires et coureurs de jupons, ainsi qu'une minorité de gothiques à l'originalité douteuse. Tout un zoo, presque ! Et dans ce zoo je serai le Paon. Fier, majestueux... Tout ce qui me ressemble en réalité. Je trépignais déjà d'avance lorsque ma guide me conduit dans quelques salles de classe. Le laboratoire semblait à la pointe, ce qui m'étonna guère vu la réputation du Japon en matière technologique et scientifique. Leur bibliothèque avait l'air certes grande mais ne regorgeait pas de bons ouvrages, malheureusement. Nous passâmes ensuite aux dortoirs. Je n'aimais pas l'idée de dormir à nouveau en collocation, quand bien même avais-je été forcé de le faire déjà quelques années auparavant et pendant un certain temps. Tout dépendait des personnes ayant à partager cet endroit relativement exigu...

    Je pus sortir de l'établissement à la fin de la visite. Vu qu'il s'agissait d'un jour "creux" et que je n'avais pas encore le matériel disponible, ils me laissèrent partir sans me forcer à fréquenter les cours. En même temps, une heure de sport était-elle nécessaire pour un nouvel élève ayant raté toutes les heures de la journée ? Non. Shimizu marquait un point, malgré la piètre qualité de ses infrastructures et de son administration. Bref, je m'échappai de cet endroit sordide pour partir visiter la ville. J'étais à la recherche du vrai Nagoya, de son essence pure et secrète. Je décidai donc de partir m'accrocher au bar d'un des cafés de la ville. On me conseillait – dans un petit ouvrage touristique reprenant toutes les bonnes adresses – un certain "Baka Bar". Si je me cantonnais à la traduction littéraire et piètre que j'avais faite du japonais, il s'agissait du "Bar Imbécile"... D'accord. Ça promettait. Or, je décidai de quand même y pénétrer, d'entrer dans cet endroit où je sentais la débauche y régnait mais m'attirant diablement.

    Une fois entré, je fus frappé de plein fouet par l'ambiance moins glauque que je ne le pensais devant l'entrée. Il y avait quelques volutes de fumée – à croire qu'ils n'interdisaient pas de fumer dans les établissements, eux ! – et des bruits assez communs tels que des chaises qui bougent, des verres s'entrechoquant, quelques rires et une musique de fond me rappelant brièvement un rock indépendant de piètre qualité malheureusement. Je soupirai un grand coup une fois la pièce sommairement inspectée et me dirigeai instinctivement vers le bars, auquel je m'accoudai non sans un charme que je sais naturel et inné. Je me tournai vers la barmaid – Tiens d'ailleurs, une Femme habilitée à servir des boissons ? – et lui commandai un verre de vin, un beau Bordeaux dont la bouteille luisante me faisait presque de l'oeil depuis mon entrée dans les lieux.

    La femme revint avec mon verre et me laissa même la bouteille. Je devais sans doute être à son goût, qui sait ? Enfin bon, je pris le temps de déguster ma boisson et compris avec dépit et amertume qu'il ne s'agissait pas réellement du meilleur vin que j'ai pu boire jusqu'à présent. Je soupirai en reposant mon verre et observai l'assistance. Je vis alors une silhouette se diriger aussi instinctivement que moi vers le bar, s'y accolant à son tour et commandant une boisson également. Je m'en approchai, sûr et certain qu'il s'agissait d'une jolie femme – Chassez le naturel et il revient au galop, n'est-ce pas... – et me présentai dans les formes, en profitant même pour lui offrir une consommation. Je lui tins à peu près ce discours :

    « Bonsoir... Me permettriez-vous de vous proposer de partager un verre avec moi ? Ou tout du moins de vous en offrir un ? »

    J'avais affiché un sourire charmeur, découvrant mes dents parfaitement alignées – Merci encore à mon cher dentiste, quel homme dévoué ! – et très blanches. Je m'étais rapproché assez d'elle pour que je n'aie pas à hausser à outrance le volume de ma voix ; d'autant que je tenais à ce qu'elle soit suave au possible. Enfin, je bus une gorgée de mon vin, ne serait-ce que pour lui donner envie d'en boire un en ma compagnie. Je la distinguais assez mal puisqu'elle ne s'était pas encore tournée en ma direction mais je l'imaginais quand même jolie. Certes, j'avais encore une fois l'espoir un peu fou de trouver un exemple de perfection – Tel que moi... –, même dans un bar tel que le "Baka Bar"... Bar des Idiots. J'espérais franchement ne pas tomber sur une idiote !
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