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 [Fuckin' Kit/YAOI] Am I your mistress, now ? [END]

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MessageSujet: Re: [Fuckin' Kit/YAOI] Am I your mistress, now ? [END]   Lun 3 Jan - 20:41

Espères-tu chasser ton cauchemar moqueur,
Et viens-tu demander au torrent des orgies
De rafraîchir l'enfer allumé dans ton cœur ?


    Ça t’a ri au nez, hein. Ça fait toujours ça. Après ça prend un peu de temps pour cicatriser. Et puis t’oublies, boy, t’oublies tout dans les bras de Lady LSD. Elle te fait du bien, cette garce, elle te serre tout contre ses seins, elle embrasse tes entrailles. Elle t’aime un peu trop, Lady LSD, mais t’y peux pas grand-chose toi, hein. T’y peux jamais rien. Tu sais pourtant, Kitty, ta vie, c’est pas comme une partie de Tetris. Il suffit pas de camoufler les failles pour gagner plus de points et c’est pas en les enterrant qu’elles finiront par disparaître. En fait, chéri, ta vie, c’est même pas un jeu. Il faudra t’y faire. C’est pas drôle tous les jours et, en fait, t’es même pas foutu de faire un reset. T’es lâche, Kitty tu tiens trop à la vie. Mais ça te fait rire quand même tout ce que le British te dit parce que tu sais très bien qu’il n’a pas compris. Toi, t’es blanc comme neige, toi, tu menaces pas. Tu lui balances juste à la figure toutes les contradictions qu’il te susurre, tout ce qu’il dit et que tu ne comprends pas. P’t-êt’ que tu comprends pas grand-chose, ouais, mais c’est comme ça. T’as l’habitude, au fond. De toute façon, c’est toujours comme ça, hein, Christopher.

    C’est même pas ce qu’il te dit qui te fait réagir, au final. Non toi c’est le dernier mot, l’apocalypse, l’apothéose. Tapette. Et c’est tellement stupide que tu finis même par en rire. Parce que c’est comme ça, quand tu es en colère, hein ? Ça te fait rire.

    Parce que la colère, c’est rassurant.
    Parce que la colère, ça, tu connais.


    Le reste pas.

    C’était remonté le long de sa colonne vertébrale avec rage, secouant ses os, les faisant ressortir un peu plus à la façon d’ailes inquiétantes qui tenterait de percer sa peau sans aucune pitié. Alors il avait froncé les sourcils. Alors son visage s’était peint d’ombres inquiétantes alors que son pied partait violement en direction de la putain qui fuyait déjà au loin, adressant quelques mots au dealer dont il pressentait déjà l’incrédulité. Quelle merde, jura-t-il intérieurement. Quelle merde.

    Tu crois pas si bien dire, bébé, tu sais bien comment sont les secrets dans les lieux lugubres où tu traines. Factices. En carton pâte. T’sais bien qu’ça va se savoir. Alors va falloir rattraper ça, t’sais. Tu vas devoir lui faire la peau. Tu vas devoir enfoncer dans son cœur la lame de ton cutter, dérouler ses intestins sur les pavés, lui faire avaler cette putain de clés. Va racheter ta fierté, Kitty. Fais-lui la peau. Nique-le violement. Fais-lui du mal. Tu t’sentiras p’t-êt’ mieux après. C’pas sûr mais au moins t’en seras débarrassé. Et il aura payé. Tu pourras toujours sauter son cadavre, si ça t’plait.

    Il est baisable quand même t’sais. C’serait dommage de tout gâcher.


    Chûseki eut un frisson d’inquiétude en entendant un rire raisonner dans la ruelle sombre. Ce n’était pas normal. Il y avait un truc qui clochait. Et la silhouette qui s’en extirpa ne fit que confirmer cela. C’est sans doute pour cela qu’il ne rejoignit pas Kitten tout de suite. Sans doute pour cela, aussi, qu’il suivit de loin la chose indéterminée, un plissement de sourcil anxieux sur le visage. Pas qu’il soit anxieux à propos de Kitten, non. Il lui en voudrait juste s’il l’avait appelé pour rien. Et ce truc avait l’air tellement louche… Il secoua la tête en retournant sur ses pas rapidement, enfonçant les mains dans les poches de son pantalon, saisit par le brusque froid qui s’installait sur la ville. Ce n’était sans doute rien, au fond. Il avait dû se faire des idées et la chose n’était peut-être qu’un travelo de plus payé une misère pour assouvir les envies du yankee. Et Kitty devait juste être explosé. Rien de plus. Rien de grave. Tu parles. Battement de cils.

    Juste un.

    « Oh putain Kit, le truc t’a pas raté ! »
    « Je t’emmerde Chû. Je t’emmerde profondément. DÉTACHE-MOI PUTAIN. QUE J’AILLE DÉFONCER LA GUEULE DE CETTE PUTAIN. ALLEZ MAGNE-TOI. »
    « T-t-t-t, Kitty Cat. Un peu de politesse. Tu ne sais pas où chercher. Moi je sais. Mais… », un sourire se peignit sur son visage. « Ça se paye. »[/color]


    Évidemment, Christopher, qu’est-ce que tu croyais ? Chû il en a rien à foutre de tes histoires. Lui, il veut juste récupérer la pétasse que tu lui as promis. Et toi tu veux défoncer la gueule de sa pétasse. Qu’est-ce que tu croyais hein ? Il va falloir lui donner une compensation. Une compensation appétissante. T’sais où taper, p’tain, connard, démerde-toi un peu.

    Conduis-toi comme le salaud que tu es.


    « Je te rabattrais deux vieilles. Avec des gros seins. »
    « Marché conclu. »


    Tu vois quand tu veux.

    Il avait pose ses doigts sur la clés, il avait détaché le monstre. Il avait lâché la fureur dans la nature, il s’en était réjouit. Ce n’est pas tous les jours qu’on pouvait assister à un aussi beau spectacle. C’est pour ça qu’il conduisit le camé. C’est pour ça qu’il se faufila dans les ruelles de Nagoya. C’est pour ça qu’il le surveillait du coin de l’œil alors qu’il écumait de rage, serrant la clé entre ses doigts au point d’en imprimer la paume de sa main, tandis qu’il se servait de son autre main pour jouer avec son cutter, une lueur de démence au fond des pupilles. Et c’était bon de le voir perdre les pédales, et c’était jouissif de le voir lutter pour ne pas hurler, absolument trop orgasmique de voir son visage tordu en une autre expression que sa moquerie habituelle. Mais Chû ne dit rien. Non. Chû tenait à la vie. Ça ne devait pas être le cas de celui qui l’avait tant énervé. Lorsqu’il s’arrêta devant le sex shop en sifflotant, il frémit en voyant les prunelles du yankee se noircir sous le coup d’une fureur bien trop grande. Il frémit en comprenant que, cette fois, pas une once de cette rage n’était feinte. Il prit peur en songeant qu’au moindre geste, l’américain pouvait craquer.

    Alors il décampa sans demander son reste, laissant l’autre devant la boutique, le regard rive vers l’intérieur, le corps transi de colère et de froid alors que le cutter effectuait des saltos au creux de sa main. Cette pute allait payer son dû. Et pas qu’un peu. Lorsqu’on s’appelle Christopher Faust Marlowe, on ne fait pas les choses à moitié. Surtout lorsqu’il était question de vengeance. Surtout lorsqu’il s’agissait d’une catin sans vertu ni vergogne. Il allait souffrir. Kitten s’en faisait une joie.

    « Nevaeh ? », siffla-t-il, la voix plus grave qu’à l’accoutumé, en poussant la porte de la boutique. « Viens voir par là, qu’on s’amuse un peu… »

    Oh, oui, viens voir par là que Kitten te montre comment on joue chez lui, qu’il grave toutes les règles du jeu dans ton corps de pucelle, qu’il te démonte, qu’il te retourne, qu’il te brise. Viens voir par là, poupée, tous les deux, on va jouer. Toi et moi, on va bien s’amuser.

    Hey, Kitty, tu vois bien que c’est vide, là, tu vois bien qu’il n’y a personne. Alors vas-y. Alors vas-y, lance-toi. Tu l’entends, toi, sa voix, hein. Tu la reconnaîtrais entre mille, même étouffée par la porte, même transformée. Tu la reconnaîtrais. C’pour ça qu’t’es si pathétique, Kitty Cat. Parce que c’type, t’as beau dire, mais il te fascine. Oh, ça t’met en colère, hein. T’en frémis de rage, tu sens ? Ça fait mal, la fascination, hein. Ça t’brûle les tripes, ça s’engouffre dans chaque pores de ta peau. Ça obstrue tout.

    Ta salope c’est un putain de cancer. Élimine-la. Maintenant.


    Alors il poussa la porte sèchement, alors, sans faire aucun cas de la femme qu’il s’emblait connaitre, ses doigts se refermèrent sur la gorge blanche de Nevaeh, le projetant au sol avec force avant de s’installer sur ses hanches. Et ses lèvres se peignirent d’un sourire alors qu’il serrait plus fort, le front collé contre le sien, lui murmurant des insanités, le corps tremblant de rage. Et de son autre main, hirondelle osseuse, il vint appuyer son cutter à la commissure des lèvres de la salope. Son sourire s’élargit encore, les pupilles dilatées.

    Une larme de sang. Deux. Trois.

    « Je ne sais pas encore quoi faire de toi, chéri », ricana-t-il d’un air suffisant. « mais il ne fait aucun doute que ce sera douloureux. »

    Et sa lame traçait comme des volutes de fumée sur son visage sans que ses doigts ne relâchent leur pression sur sa gorge.

    « Ça fait quoi, dis-moi, de se sentir mourir, Honey ? »

    Ça fait quoi, dis-moi, de payer au prix fort ses provocations ?
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MessageSujet: Re: [Fuckin' Kit/YAOI] Am I your mistress, now ? [END]   Lun 3 Jan - 21:44

Never wanted to dance with nobody
But you wouldn't take "no" for an answer,
You fucking bitch !



    C’était tout à fait innocemment qu’il avait discuté avec la vendeuse et patronne du sex shop où il était entré après avoir dirigé l’inconnu. C’était tout aussi innocemment qu’il l’avait amadouée, la connaissant bien, pour savoir quelles seraient les nouveautés au niveau jouets et cætera. Tout cela pour atterrir paisiblement dans l’arrière-boutique où il s’émerveillait de voir tant d’objets ayant pour seul but le plaisir sexuel. Oui oui, il en fallait tellement peu à Nevaeh qu’il en avait déjà oublié son altercation avec l’autre imbécile de Yankee quelques minutes auparavant. Et pourtant il n’aurait pas dû, n’est-ce pas ? Seulement c’était plus facile à dire qu’à faire, avec une sublime femme devant lui qui lui montrait des objets tout à faits surprenants. Il discuta quelques temps des fonctionnalités et de l’intérêt de certains d’entre eux – ses préférés – et il ne vit même pas le temps passer. Il aurait aimé partir à la base, histoire que l’autre ne le suive pas pour le supplier d’accepter ses excuses, cela aurait – bien évidemment – tout compliqué. Le laisser mariner aurait été l’idéal donc, mais sa petite planque temporaire avait pris le dessus tant il avait l’air comme un enfant dans un magasin de jouets (et nous ne sommes pas loin de ça, mes amis).

    C’était donc alors qu’il parlait d’un prototype de jouet qui devait sortir quelques mois après qu’il débarqua, et il n’avait pas l’air content, mais alors pas du tout. L’anglais put d’ailleurs constater vu l’état de ses pupilles que, en effet, la drogue pouvait encore faire effet après tant de temps. Sweet ♥. Nev’ eut à peine le temps de lancer un cynique « Le rouge n’est vraiment pas ta couleur, Kitty ! », avant de se faire jeter sans plus d’intérêt au sol.

    La patronne du sex shop eut un mouvement de recul sur le coup de la surprise tandis que l’anglais esquissait un sourire mauvais en le voyant d’installer sur lui. Il aurait pu ajouter quelque chose s’il ne s’était pas retrouvé avec un cutter quasi dans sa bouche. Alors autant éviter de trop bouger les lèvres pour que l’américain cutterophile ne fasse pas de bêtise, ‘kay ? Et ça aurait pu être drôle, que l’autre le menace de la sorte, Nev’ aurait pu en rire, mais cette main qui faisait pression sur sa gorge commençait à lui obstruer sérieusement le passage pour l’arrivée de son vénérable oxygène. Il grimaça quand il sentit le goût du fer dans sa bouche, celui qui lui disait que le liquide précieux qui coulait dans ses veines se faisait la malle. Très aiguisé, l’instrument, bravo ! Un bricoleur ou un artiste n’en ferait pas autant ! L’homme aux cheveux rouges tenta néanmoins de garder son calme en le défiant du regard, l’air à peu près sérieux. C’était sans compter les voyages très angoissants de la lame du cutter au dessus de son magnifique, magnifique visage. Et à sa question il ne put que déglutir. Et lui envoyer un sourire comme à son habitude, en essayant de parler quand même pour lui répondre, le souffle pourtant coupé.

    « C’est… Bandant. »

    Ce fut la seule réponse qu’il parvint à formuler, alors qu’il lança un regard à la patronne qui déguerpit aussi vite que possible – ce qui arracha un atroce soupir à Nev’. Ses bras étaient totalement raides, le long de son corps, et dieu seul sait qu’il aurait pu s’en servir. Des années et des années d’entraînement à l’auto-défense ! Seulement, son visage était en jeu aussi. Et plutôt mourir que de le voir déformé par des cicatrices. Il s’en coltinait déjà qui, il espérait, disparaîtrait avec des bons soins intensifs, il ne lui en fallait guère plus.

    Seulement, il suffoquait, Nevaeh. Et il suffoquait tellement que, réflexe totalement humain, il attrapa à une main les doigts de l’autre qui l’étouffaient à petit feu, et essaya de récupérer son souffle comme il le pouvait, même pendant une micro-seconde. Il ferma ensuite les yeux, l’air assuré toujours imprimé sur son visage, comme indélébile, et ajouta doucement :

    « Je suis ravi de voir… que j’ai réussi à t’atteindre avec des mots. Un peu de réaction de la personne molle… que tu es, c’est la meilleure… récompense que je puisse avoir. » Il reprit son souffle en amenant son autre main pour écarter un peu les doigts de Kitten. « Qui aurait cru que tu… serais capable de me tuer hein ? Tu attends quoi alors… ? Ma dernière jouissance ! »

    L’anglais émit un vilain rire étouffé en le fixant de ses yeux fatigués et lui tira la langue, parvenant – même ! – à onduler des hanches contre lui. A ce moment-là, la patronne revint, armée et hurla de là où elle se trouvait – soit sur le pas de la porte – avec un accent spécial en japonais qu’elle avait prévenu la police. A ces mots Nevaeh éclata de rire, certain que sa petite proie s’en échapperait bien, il était tellement maigre qu’on pouvait le faxer, et s’il était si sûr de s’enfuir quand il essaierait de refermer ses doigts sur lui, alors il pouvait carrément faire de même avec les forces de l’ordre. Il se lécha la commissure des lèvres qui saignait en plantant son regard bleu dans celui de Kit et l’interrogea en haussant un sourcil :

    « As you wish… babe. One pression more, and I die. »

    Fais-le donc jouir, pauvre type drogué ! De toute façon, Nev’ avait déjà changé de couleur, alors de celle-ci au gris, il n’y avait plus grande différence. Sa tête tournait, mais il était hors de question pour lui de montrer ça à l’autre, ça lui procurerait une trop grande satisfaction ! Ce n’était pas le but escompté, non mais ! Mais au moins, il simula un gémissement presque similaire que ceux que Kitten avait poussé lors de leur petite partie de jambes en l’air dans un de ces clubs voisins, juste pour le faire rager un peu plus, parce que c’était bon de le voir énervé !
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MessageSujet: Re: [Fuckin' Kit/YAOI] Am I your mistress, now ? [END]   Lun 3 Jan - 22:33

L'emmener dans le fond du couloir
Et puis se brûler.


    C’est un brusque frisson enragé qui le secoue alors qu’il l’entend parler. Ne sais-tu donc pas te taire ? Ravaler ta fierté, te soumettre, un peu, beaucoup, passionnément. A la folie, babe, Kitten n’en n’a pas fini. Ce n’est pas que la drogue, ce n’est pas que la rage, c’est autrement plus puissant, autrement plus addictif. C’est sentir ce corps sous le sien, c’est provoquer les frissons qui le parcourent. C’est autrement plus bandant, comme disait l’autre. Parce que même alors que les doigts de Kitten modulaient leur pression, laissant couler un filet d’air de temps à autre, le yankee savait ce qu’il faisait. Ils allaient jouer. Et pas qu’un peu. C’était meilleur quand c’était long, c’était meilleur de prendre son temps. D’endolorir un par un chacun de ses muscles, de sentir son corps s’affaisser, de l’entendre rendre les armes. Le punk possédait des trésors d’imagination lorsqu’il s’agissait de douleur. Pour passer son temps à danser avec elle, il la connaissait sur le bout des doigts, toujours sur le fil du rasoir, toujours à pousser plus loin, à faire des tests, à aimer. Christopher était un foutu masochiste. Kitten avait toujours été un foutu masochiste. Mais, aujourd’hui, ce n’était plus son tour. Plus du tout. Alors il apprécia de voir la femme déguerpir, il se délecta silencieusement du vide que cela créa dans la pièce, de l’intimité factice qui s’instaura brutalement entre lui et celui qui devait devenir sa victime. Alors il aima cela démesurément. Parce que la mort ne lui allait que trop bien. Parce qu’elle peignait sa peau de douces couleurs, caressait les joues encore intactes de ses doigts blancs, traçant le réseau violacé de ses veines avec délectation. Une œuvre d’art sur corps humain, la toile la plus intime de toute la création. Magnifique.

    Tu recommences, Kitty Cat. Tu r’commences et il le sait. T’as vu sa bouche de catin ? Écorche-la. Tu sens son corps sous le tien ? Éventre-le. Tu entends le sang dans son cœur ? Poignarde-le. T’en as pas besoin, Kitten. T’as pas b’soin de lui. Alors vas-y expédie-le, crève-le lentement. Fais-lui du mal. Fais-lui autant de mal que tu t’en es fait.

    C’est qu’un juste retour des choses. T’sais aussi bien que moi qu’il l’a mérité.


    Oui.

    Alors ses doigts appuient d’un coup plus fort, alors ses doigts appuient d’un coup trop fort. Et il le sent suffoquer. Et il le sent crever sous lui. Et ça le fait jubiler. C’est son cœur d’éventré qui se sent bondir, c’est le sang dans ses veines qui semble accélérer. Adrénaline. Adrénaline. Adrénaline. Tu vois, Nevaeh, on ne peut pas tout contrôler. Alors il joue avec sa vie avec une précision d’horloger. Quelques secondes passées, ses doigts se desserrent. Et il sait très bien que l’autre vit. Et il sait très bien dans quel état il se trouve. Il a si souvent joué ce jeu dangereux. C’est comme une seconde nature, quelques minutes et puis l’extase. Mais pas cette fois. Cette fois-ci il n’y aura rien d’autre. Suffocation, mort, rideau. La fin d’un temps, l’achèvement d’une ère. Parce qu’il a décidé de s’en foutre. Parce qu’il a exigé que Nev’ ne soit plus rien.

    « Tu sais, Nev’… Plus c’est long plus c’est bon… », il se pencha, soufflant tout contre son oreille. « Ton supplice risque de durer un moment. Mets-toi à l’aise… »

    C’est un murmure doucereux, l’ombre abolie de la passion. Il se joue de lui et de tous ceux qui l’aiment, il se joue de lui et de ce qu’il provoque. Il ne veut qu’en finir. Comme un chat qui plante ses griffes, déplumer ses ailes de catin écarlate. Alors il le lorgne avec un sourire sardonique, léchant avec délectation le sang qui coule sur la lame du cutter.

    « De toute façon, tu m’as dit quelque chose de très intéressant tout à l’heure, mon chou. Un truc à propos de ton cœur de pierre… Mais tu sais, chéri, si ton cœur est pourri, c’est mon sperme, à moi, qui est vicié. Ça va ramper dans ton corps, ça va te tuer à petit feu. Ça grignotera ton cœur, ça aspirera ta jeunesse, lentement, vicieusement, et tu n’auras plus que tes yeux pour pleurer, Amour. », il reprit son souffle, doucement, le considérant plein d’une compassion amère. « Parce que, dans tous les cas, si aujourd’hui tu ne meurs pas, le SIDA t’aura. »

    Symphonie de fausses notes en meurtre majeur. La Mort finira bien par l’attraper, la Mort finira bien par le ravager. Alors ses doigts relâchent quelque peu leur prise, alors il l’embrasse avec violence, son autre main lové dans ses cheveux, occupée à tirer sur les trop longues mèches rouges, occupée à dégager une nuque fine à s’en briser. Il aurait voulu la briser. La casser d’un geste sec, livrer ses restes ravagés à la Faucheuse qui se profilait. Mais il n’en était pas question. Pas tout de suite. Pas maintenant. Ce serait trop simple et trop facile. Et il n’en jouirait pas assez.

    T’aimes bien ça, toi, jouir, Kitty, hein. Le voir comme ça, ça t’excite, ça t’fait trembler. Ça t’fait même pas hésiter. Tu devrais avoir honte, sérieux. T’as vu comment tu le laisses. Il est même pas abimé. Même pas. T’aurais pu faire un effort. Regarde comment ton cutter tremble entre tes doigts. Regarde comme il réclame son sang. Allez. Allez.

    Encore un peu.


    Alors Kitten obéit. Alors, plein de cette mansuétude pourrie dont il est le détenteur, c’est avec piété qu’il grave dans l’épaule qu’il a dénudé une croix, laissant à nouveau le sang débordé. Il sait qu’il appuie trop fort et pas assez. Il sait qu’il a atteint un point où il est temps de se décider. Mais les chairs s’ouvrent sous sa lame et c’est avec un sourire ironique qu’il suce ses doigts écarlates de sang, relâchant définitivement sa prise sur le cou du métis pour aller fouiller dans sa poche, profitant de son étourdissement passager pour enfoncer sans pitié la petite clé entre les lèvres pourpres, n’hésitant pas à le forcer à garder les lèvres fermées.

    « Maintenant, darlin’, il va falloir avaler. Tu vas voir, c’est bon, ça se mariera parfaitement avec le goût du sang. Tu ne crois pas ? »

    Et il badine, cruel, épuisant. Il a le coeur en lambeau de chair, l’esprit parti en fumée danser un tango suicidaire avec les hallucinations de Lady LSD. Il n’est plus rien. Rien qu’une coquille vide animée de pulsions rageuses, rien qu’un cœur en miette, vidé de toute conscience. C’est pour ça que ses doigts s’attardent sur la croix, c’est pour cela qu’il appuie sur la plaie, s’enfonçant à l’intérieur tant qu’il le peut, fouillant sans délicatesse aucune, le secret de sa chair pourpre. Jouissance. Délectation. C’est enfantin de faire souffrir quelqu’un, enfantin, aussi, de tracer sur ses joues des mots d’amour fêlés, des mots d’amour en lettre de sang.

    Il parait que tout est vicié chez eux. C’est sans doute vrai. Alors le punk ferme les yeux. Alors le punk n’est pas aussi heureux qu’il aurait dû. Il a trouvé ça trop simple, comme un arrière-goût amer dans la bouche. Nevaeh était le pire des fruits pourris, la pire des tromperies. Un délice à regarder, une constante déception après. Un arrière-goût immonde dont il était impossible de se débarrasser. Nevaeh était la pire des plaies.

    « Tu ferais mieux de te suicider, au fond. Ça aurait été meilleur pour ta fierté, tu ne crois pas ? »

    Et tu peux bien parler, Kitten, alors que tu n’es pas capable de l’achever. Tu peux bien parler, oui, alors que tu te lèves et que, lui crachant dessus une dernière fois, tu quittes la pièce, le cœur serré.

    Tu peux bien parler, oui.

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MessageSujet: Re: [Fuckin' Kit/YAOI] Am I your mistress, now ? [END]   Dim 16 Jan - 19:14

You’re breaking in front of me,
Even if I suppress it,
The beast stimulates my ecstasy.


    Il ne dit rien quand il sentait les doigts de Kitten sur lui. Il jubilait plutôt intérieurement parce que ce n’était qu’un type de plus qui était fasciné par lui. Ce genre d’expérience n’était pas absolument le type à le changer brusquement et à faire de lui un type bien et aimant. Nevaeh était déjà perdu, de toute façon, c’était de cette manière qu’il aimait vivre après tout. Cependant il n’appréciait pas trop le fait d’être étranglé à tout bout de champ. Certes il avait déjà joué à des jeux dangereux, mais ce n’était pas une raison ! Seulement, la chose amusante de l’histoire c’est que, esquissant un sourire, il trouvait encore le moyen d’haleter de plaisir expressément sous ses doigts, rien que pour l’énerver un peu plus. Même s’il n’avait plus la force d’onduler ses hanches sous lui ou de prononcer de longues phrases, sa fierté était toujours là, intacte et implacable. Sa provocation puante et sa manipulation aussi. Au diable les manières entre eux ! Il haussa un sourcil lorsque Kitten trouva bon de lécher le cutter. S’il se ratait, c’était un bout de langue en moins. Ce serait honteux, tout de même, de perdre un morceau de langue pour sa bêtise ! Se croyait-il classe ainsi ? Remarque, si le sang de Nevaeh était si précieux, il le vendrait à un prix d’or et même de platine, tant qu’à faire ! « Plus c’est long, plus c’est bon », voilà une expression qui irait à Nevaeh comme un gant, inutile de préciser pourquoi ! C’est en suffoquant que l’anglais esquissa un sourire narquois à cette phrase.

    Ayant un peu d’air ensuite, il pouffa même de rire pour ce que l’autre disait après. Son sperme ? Mais Nevaeh n’avait pas vraiment été en contact. Il roula des yeux en ricanant de plus belle avant que sa voix ne lui manque. Il haussa un sourcil moqueur à l’attention de Kitten en espérant qu’il comprenne. Il venait d’avouer qu’il avait le Sida. Il venait d’avouer. Il venait aussi de déclarer qu’il ne savait pas vraiment comment le Sida se transmettait. Et en aucun cas cela se transmettait en étant le soumis dans l’histoire. Quelle bonne blague, l’anglais en était ravi. Ravi. Et il frissonna quand les doigts froids de l’autre se lovèrent dans son cou. Et il se mit à gémir expressément quand Kitten enfonça la lame de son cutter dans son épaule. Ça le remit même d’aplomb, et montra ainsi à la vendeuse – qui était revenue armée – qu’il n’y avait guère de quoi s’inquiéter. Seulement… Le voilà forcé de la fermer pour ne pas abîmer sa merveilleuse gorge avec la clé qu’il lui avait auparavant lancée. Il pinça les lèvres, fronçant les sourcils rageusement, tentant de tenir le coup avec la douleur de la plaie. Et cet imbécile là, qui collait ses doigts crasseux dans sa blessure ! Il ne pouvait décidément rien faire de propre, ce sale yankee ? Là, pour le coup, soudainement, il était agacé. Il pinçait ses lèvres si fort qu’il ne les sentait plus, refusant tout simplement de faire forcer à avaler une clé. Oh, Nev’ avait certes mal à son épaule, mais aucun son sortait de sa gorge, il se contenait. Il avait déjà subi pire, et avait déjà dû être le plus silencieux possible dans l’absolu.

    Quand il arrêta il haussa un sourcil, type « Déjà ? D’autres hommes m’ont fait des trucs sadiques pendant trois heures de plus que toi ». La clé s’écrasa par terre, cliquetant doucement, alors que l’autre se relevait. Nevaeh était déçu, il fallait le reconnaître. C’était ça, le mec sadique qui avait des ressources en douleur ? Quelle blague ! Aux mots de l’autre, le british fronça les sourcils, se redressant doucement. Il vit la vendeuse de la boutique s’écarter pour laisser passer l’américain tandis que Nev’, passant son index sur la commissure de ses lèvres qui saignait, se levait. Il épousseta son kimono et se mit à sourire, ce qui lui fit légèrement mal à cause de sa blessure. Il demanda une compresse à la vendeuse, se la fit mettre sur l’épaule pour éponger le sang et éviter le risque de salir un peu plus ses beaux vêtements, et sortit en trombe pour rattraper Kitten. Ça l’excitait. Qu’on lui tienne tête comme ça. Que quelqu’un joue le jeu mais qui ne se laisse pas faire. Ça l’excitait. C’était bon. Quand il l’eut enfin rattrapé, il s’arrêta en plein milieu de la route, s’alluma une cigarette et haussa le ton :

    « Qui parle de se suicider ? Le suicide est pour les faibles, il te correspondrait plus, mon chou, non ? » Il s’approcha, silencieux, les pas feutrés, lui tournant autour d’une démarche prédatrice. « Au fond, je ne regrette pas d’être venu te retrouver dans ce magasin puant, mon chéri. » Il lui tapota la joue avec les restes de crachats de Kitten qu’il avait frottés exclusivement pour lui rendre. « Je te rends ton gracieux cadeau ♥ Sache que je ne suis pas du genre à abandonner ce que je désire aussi facilement. C’est sans doute ça qui m’empêcherait de me suicider, hm ? »

    Ricanant, Nevaeh se sentit d’humeur magnanime, partageant sa fumée de cigarette en la recrachant directement à deux centimètres du nez de l’autre. Il lui adressa un de ses superbes sourires et passa son bras libre derrière sa nuque, collant ses hanches aux siennes, faisant la moue.

    « Comme tu es méchant avec moi, dirty Kitty, de me dire des mots si crus ! Comment peux-tu seulement détester quelqu’un qui a un caractère tel que le mien ? Ne suis-je pourtant pas plus agréable à vivre que toi ? » Son sourire s’étira, faisant saigner à nouveau doucement sa petite coupure. « Je suis certain que même toi, tu es difficile à vivre pour toi. Et ne me dis pas que c’est trop dur à comprendre mon chou. » Il pointa son index sur la maigrelette cage thoracique de l’autre matou d’égout, pile poil au niveau du cœur. « Je parle bien sûr de ton amour propre qui semble ne pas exister. Je t’en donnerais volontiers un peu du mien qui commence à déborder ! »

    Son expression aurait presque pu donner l’impression qu’il disait ça gentiment. Oui oui, il a bon fond, le Nev’… Arrêtez de tousser dans le fond, je vous entends ! Bref, c’est donc après avoir jeté son mégot de cigarette qu’il attrapa les deux mains de l’autre en souriant, lui lécha la joue et, d’un ton aguicheur, lui demanda où l’autre type était passé.
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MessageSujet: Re: [Fuckin' Kit/YAOI] Am I your mistress, now ? [END]   Lun 14 Fév - 4:37

C'est si beau, je suppose
Je voudrais que tu exploses
Je sais bien, je sais tout
En un mot si je suis fou.


    Colle tes lèvres contre ma bouche, vas-y, on ira voir le paradis. Un truc un peu trop sombre, un truc un peu souillé. On ira voir le paradis et on rira de la vie des gens d’ici. Parce qu’ils sont tellement pathétiques. Eux aussi. Au milieu de son brouillard d’acide, les yeux de Kitten se fixèrent. Ça ne dura qu’une demi-seconde, le temps de se ressaisir, le temps de ne pas accorder d’importance, le temps de se moquer de ce qu’il lui disait, de se moquer qu’il l’ait rattrapé. Aucune importance. Il se colla contre le corps qu’il avait blessé quelques minutes plutôt, lascif et agressif, moqueur et pervers. Ses doigts souillés appuyèrent sur la compresse et le coin droit de ses lèvres se releva. Pour la première fois depuis ce foutu jeu du chat et de la souris, Kitten se sentit en droit de mépriser Nevaeh. Il ne sut pas trop pourquoi, il ne sut même pas si c’était vraiment du mépris mais, subitement, les paroles de l’anglais le laissèrent purement et simplement de marbre. C’était comme sentir une substance dégoutante et gluante glisser le long de soi sans qu’aucun résidus ne subsiste ; un sentiment de puissance qui étalait un sourire malsain sur son visage. Pourtant, dieu seul savait à quel point le corps du yankee était proche de la rupture. Déjà il y a dix ans, son torse maigre affolait médecins et amis. Maintenant que ses côtes se détachaient sous sa peau avec la précision d’une magnifique dentelle de chair et d’os, Christopher n’était plus qu’attente. Attente que ce corps pourri cède, attente que ses jointures se fissurent en morceaux, attente de voir tout cela s’achever. Attente. Et que Nevaeh essuie ses doigts sur lui n’avait que peu d’importance. Et qu’il se croit puissant en avait encore moins. Qui qu’il soit, qui qu’il fut, qui qu’il sera, Nevaeh, comme tous les autres, c’est dans un trou qu’il finira. Et cette pensée le faisait rire doucement alors qu’il imaginait la peau blanche souillée par la terre, souillée par la mort, souillée par la vie. Ridicule. Et ça se pavanait, ça grappillait son élégance pour mieux écraser. Pathétique.

    Le punk qui rit, le punk qui pleure. De trop rire, de trop se moquer, de ne plus chercher. Kitten s’en foutait. Il tourna les talons, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout. Parce qu’un haut-le-cœur le saisit, parce que, violent, il dût serrer les dents pour ne pas vomir, serrer les dents pour ne pas craquer. Son corps faiblissait. Là, maintenant, tout de suite. Il sentait ses jambes devenir coton, la sueur, froide, glisser le long de son dos de façon inquiétante. Non, pas ici, non, c’est une mauvaise idée. Un hoquet, un frisson, le voilà qui fait volte face, le regard fou, les pupilles vitreuses. Ca finit mal, toujours. Ca fait mal, toujours. Et son estomac se révoltait, et son corps se déchirait en milliers de petits morceaux qui se dispersaient aux quatre vents. C’était ça, un bad trip. Ça et tellement plus. C’était aussi les violents tremblements, la crise d’angoisse la plus violente de la planète, tous ces ronds qui tournaient et retournaient sous ses yeux avec la précision d’un métronome. Il y avait ce néant qui l’attirait, ce vide infini de bitume et de goudron qui, lentement, tentait de l’absorber. Il eut un cri angoissé, une sorte de geignement rauque et animal alors que, brutalement, il se collait contre le mur, se laissant tomber au sol, le souffle rauque et désordonné, les yeux révulsés par la peur et la terreur. Il était drogué jusqu’à la moelle, irrécupérable déchet du genre humain. Parce que Kitten était un déchet, oui. Mais un déchet plein de panache. Et même cela, à présent, il ne l’avait plus. Décadence, déchéance ; comme à son habitude.

    « Tu sais quoi Nev’ ? Je crois que je vais mourir sur le champ. » Sa voix n’était qu’un filet, un semblant de parole, un semblant d’assurance, un semblant de morgue. « C’est pathétique que ce soit devant toi. Tu veux pas te casser ? » Un rire, un crachat, le regard qui s’use. « Tu vois, chéri, t’auras pas eu le loisir de jouer longtemps. »

    Parce que ce n’est rien de plus qu’un putain de jeu, qu’une chasse à l’homme, qu’une amère fin. Entre ses lèvres, il coince une cigarette et ses doigts osseux ripent sur la roulette du briquet. Ses pupilles se dilatent, son estomac se contracte et c’est l’autre qu’il fixe à travers la flamme, comme dans l’espoir de le voir ainsi disparaître. Mais on ne disparaît pas, lorsqu’on s’appelle Nevaeh, non, évidemment que non. On se fait plus présent, plus précis, et à travers la fumée grise de sa cigarette, à travers la douleur et les hallucinations, à travers la terreur et les visions, c’était encore son corps qu’il discernait, encore et toujours, au détour d’un cauchemar, d’une protestation violente et constante. Parce que Nevaeh le fascinait à la façon d’une lampe sur un insecte, que tout, tout, dans son corps exacerbait en lui des pulsions qu’il avait soigneusement enterrées. Parce que c’était trop dangereux, parce qu’il s’y était déjà brûlé. Parce que ça ne recommencerait pas. Certainement pas.

    « Hey, Bitch, combien tu donnes pour voir la fin du Triste Sire Marlowe ? Ça vaut pas mal, j’suis plutôt connu dans le milieu. », fit-il avec un rire rauque, haussant un sourcil qui aurait pu avoir l’air aristocratique si son comportement ne traduisait pas tout autre chose. « Tu vas m’dire, y a pas mal d’milieux où j’étais connu. Le théâtre, tu connais, Nevaeh ? Un peu au moins. Roméo, Juliette – la pute ! – le truc où ils crèvent tous pathétiquement là, tout ça, tout ça. »

    Ça parle beaucoup, un acteur, quand ça meurt. C’est une loi du genre, une constante sacrée et Christopher, tout Faust qu’il soit, n’échappe pas à la règle. Pourtant il joue, il surjoue même, dans la douleur, dans son envie de mourir. Tout ça pour qu’on lui foute la paix, tout ça pour que Nevaeh s’en aille, qu’il le laisse crever comme un chien dans sa rue. Tout ça pour ça. Tout ça parce qu’il ne le supportait plus, tout ça parce que Nevaeh l’insupportait. Tout ça parce qu’il allait finir par craquer, que le british aurait ce qu’il voulait et que si Kitten n’avait apparemment pas le moindre amour propre, sa fierté n’avait d’égale que sa maigreur. Et ça, ce n’était pas peu dire.

    « Tu te barres ou tu raques, alors, Bitch, qu’on en finisse ? »

    Il eut une toux rauque, expulsant de sa gorge avec bonheur quelques ronds de fumée qui se perdirent dans l’air.

    Le temps était à la pluie.
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MessageSujet: Re: [Fuckin' Kit/YAOI] Am I your mistress, now ? [END]   Mer 2 Mar - 21:10

Desire, passionate embraces,
Burning, blooming,
This all is driving me crazy.


    Qui était-il, franchement, pour oser le regarder de la sorte? L’anglais fronça les sourcils, ayant l’envie subite de lui arracher ces yeux bleus clairs. Il ne méritait pas un tel regard. Soumets-toi, soumets-toi ! Il ne le lâcha pas du regard lorsque l’autre partit vers le mur. Pas besoin d’être atrocement calé en matière de drogue pour comprendre qu’il réagissait mal à la dose qu’il avait prise avant. Quel idiot. A enchaîner ses cachets et autres substances comme on enchaînait des cigarettes, il finirait vraiment par claquer comme un vieux débris. Nevaeh se mit à sourire. Aucun sens des responsabilités. Il pourrait aimer ce côté-là de Kitten, mais il allait de soi que ce n’était pas là l’expression d’un goût prononcé du risque. C’était juste stupide. Et même le british faisait attention quand il consommait des substances interdites par l’Etat. Pas par peur d’être arrêté, notez bien cela, mais plus par peur que son corps flanche. Un si magnifique réceptacle demandait de l’entretien tout de même, vous savez. C’est encore plus essentiel qu’une voiture de collection ! Qui ne voulait pas Nevaeh comme trophée, hm ? Il croisa les bras et lança un regard plein de dédain à l’homme qui s’enfuyait déjà. Que de la gueule, décidément. Ça menaçait de le tuer, et quelques minutes plus tard, ça prenait ses jambes à son cou ? Cherchez l’erreur ! Il fit quelques pas à sa suite en observant ses réactions et agissements. Il ne semblait certes pas dans son assiette.

    Mais lorsqu’il annonça qu’il mourrait ici, l’homme aux cheveux rouges ne put s’empêcher de sourire d’un air narquois, et ce même si la plaie qu’il avait à la commissure des lèvres lui faisait mal. Ça tirait, ça menaçait même de saigner, mais là, la tentation était trop forte. Et ça éclata. Et il se mit à rire aux larmes, se saisissant presque les côtes. Il s’approcha de l’autre avec sa fameuse démarche féline, et pencha la tête, à peine touché par la douleur qu’il devait probablement ressentir. Il se pinça les lèvres comme une vieille qui serait attendrie en voyant une gamine de trois ans demander à sa mère une sucette.

    « Mon pauvre petit. Tu crois que je suis en tous points comme un chat ? Qui joue avec une souris et qu’une fois morte il arrête ? » Son sourire s’étira encore plus. « C’est mal me connaître, mon chou. »

    Il tendit délicatement le bras et caressa presque tendrement sa joue. Et l’autre se mit à déblatérer des âneries sur le théâtre. Nevaeh ne s’y était jamais spécialement intéressé. Pire, il ne connaissait nullement le nom de Marlowe dans le domaine. Et même si Shakespeare venait de son lieu natal, il s’en fichait comme de l’an quarante. Il avait des notions, oui, celles que tout le monde avait. Bien évidemment qu’il connaissait Roméo et Juliette la pute. Mais il ne pourrait guère expliquer qui était la Reine Mab dans l’histoire, eh. L’anglais claqua de la langue sur son palais délicat.

    « Tu vas crever pathétiquement, non responsable de ton destin, c’est bien cela ? Ô Rage, Ô désespoir… » Il sur-joua sa phrase, modulant même son timbre de voix, lançant sa main en l’air pour mettre du drame dans son geste. « Ce que tu es mignon, décidément. N’as-tu pas compris ? Je ne paie rien. Sois heureux d’avoir eu un pull pour couvrir tes os affreux gratuitement. La chose que tu n’auras jamais eue de mieux de ma part est mon corps, et tu le sais bien. Cela n’a pas de prix, sweety. » Il tapota sa joue de sa main en lui lançant un sourire ravageur. « La pâleur fantomatique te va si bien. C’est comme si je m’étais fait un macchabée. C’est tellement excitant de savoir ça ! Je vois déjà le panneau : ‘Nevaeh Ezekiel Skyless, baiseur d’hommes, femmes, chats, et cadavres en putréfaction et prétendus bons acteurs’. Comme c’est délectable ! »

    Il se lécha les lèvres, amusé. Quelqu’un de connu dans le milieu du théâtre, lui ? En tant que costumier probablement ! Il était le pire acteur qu’il n’ait jamais vu. Nev’ humecta ses lèvres, se releva et haussa les épaules. Tout cela était d’un ennui ! Les mots insipides trépignaient d’impatience d’être prononcés, dans la bouche de ce délicieux personnage. Ce qu’il fit sans plus tarder.

    « J’espère que tu n’as jamais sérieusement joué dans une pièce de théâtre, ou alors à l’école primaire, mon chéri. Parce que si tu es sérieux en simulant ici la mort, je me gausse bien fort. Je te trouvais intéressant, mais comme un fruit tu perds de ta saveur au fil du temps. Quelle déception. Qui voudrait de toi ? Tu avais seulement la chance d’avoir mon attrait le plus profond. » Son regard s’assombrit, mais son sourire resta perché à ses lèvres, mesquin au possible : «Ce n’est tellement pas étonnant que la drogue soit ton seul amour, tu ne peux même pas avoir de sexe, qui veux-tu charmer avec ces attributs minables ? Je te conseille pour ton prochain achat de pilules, à l’avenir, prends des bleues ! » Nevaeh s’emporta, pouffa de rire en se reculant. «Il est beau, le chaton, à ne rien avoir mais à refuser ce qu’on lui offre ! »

    Il s’approcha brusquement et attrapa son visage, approchant le sien, l’air doucereux, et colla sa joue contre la sienne, une peau douce et parfaite contre une joue osseuse, un doux parfum se battant follement contre l’odeur des poubelles. Il se pinça les lèvres, collant son corps parfait à celui de l’autre, et embrassa ses lèvres empoisonnées.

    « Ah, pauvre Yankee, vois-tu ta fin arriver ? Ta vie est donc si peu intéressante, pour que tu veuilles à ce point en faire une scène théâtrale ? Nous ne sommes ni Roméo, ni Juliette. Ni aucun autre. Nous sommes le poison, pas vrai ? Le-poi-son. » Il lécha ses lèvres, glissant ses mains vers son pantalon. « Je suis le poison excité de te voir en situation de grande faiblesse. Veux-tu seulement mourir en ayant la chance de jouir ? »
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MessageSujet: Re: [Fuckin' Kit/YAOI] Am I your mistress, now ? [END]   Mer 16 Mar - 21:09

They say the devils water it ain't so sweet
You don't have to drink right now.


    Si Kitten avait pu, sans doute aurait-il explosé de rire. Seulement, il ne pouvait pas. Pas sans se trahir, pas sans mentir encore un peu. Et il ne le souhaitait pas. C’est pour cela qu’il fixa Nevaeh sans ciller, sans battre une seule fois des cils, sans jamais clore les yeux ; pour s’y brûler les rétines un peu plus fort. Christopher Marlowe avait été un bon acteur, quoi qu’ait pu en penser l’anglais. Il avait été la poupée décadente du marché théâtrale, l’homme de fer, l’homme de soie, l’acteur de génie qui apprenait ses répliques sans jamais avoir d’efforts à fournir. Ceux du théâtre auraient pu tous vous le dire : Christopher Faust Marlowe, sous ses airs dangereux, possédait le feu. Pas un feu destructeur et irrémédiable, non, une flamme grandissante et fascinante, qui, avide, jamais ne faiblit. Et Marlowe était son combustible. Sous ses faux-airs de loubard désintéressé, il avait toujours brûlé de passion pour un art qui s’était greffé à lui comme une évidence. Et qu’importe Lyle, et qu’importe tous les autres : ils auraient tous pu partir, l’amour du théâtre serait resté. C’était tout du moins la conviction intime des gens qui l’avait côtoyé. Jusqu’à un certain point, lui-même y avait cru. Il avait aimé Lyle comme on chérit un souvenir tellement vieux qu’il en devient précieux, il l’avait mis sur un piédestal, et, à n’en pas douter, il pourrait s’en séparer comme il avait quitté ses parents, en silence et sans pleurs, sans adieux, sans douleur. L’expérience avait prouvé que ce n’était que du vent. Il n’y avait pas eu d’adieux, il y avait eu le silence, mais il fut suivi par son cortège de douleur et de pleurs et Kitten ne s’en était jamais vraiment remis. Oh, bien sûr, il vous dirait que si, parce que Lyle était un putain de souvenir, les affres de maladresses sans fond, de sexe sans histoires et d’initiations douloureuses. Avouer sa douleur n’aurait d’égale que vendre son âme au diable. Et Kitten Marlowe n’était pas quelqu’un de donné. Loin s’en faut.

    C’est pour cela qu’il referma juste ses bras autour du corps qui se pressait contre le sien en lui chuchotant toute sorte d’insanités. Faiblement, lentement, presque doucement, il l’attira contre lui, un sourire moqueur aux lèvres. Chercher la petite bête, chez Skyless, ça semblait presque tellement maladif que Christopher en était venu à le trouver tout bonnement ridicule. Il jouait à un jeu dont il ne connaissait pas les règles, à un poker menteur où tous deux prétendaient posséder un carré d’as en ayant en main que des deux, des trois, aux couleurs différentes. Ils prétendaient avoir tout alors qu’ils ne possédaient rien. C’est peut-être pour cela qu’ils se cognaient aux angles de l’autre avec tant de virulence, qu’ils s’agrippaient l’un à l’autre avec cette sorte d’hystérie malsaine. Au fond, il n’en avait cure : il voulait juste que cela cesse. Immédiatement. Et qu’importe les ronds, son corps en train de se briser, là, maintenant, il voulait juste que Nevaeh la ferme, qu’il se barre, qu’il se casse, loin, plus loin, qu’il se trouve une autre proie. Parce que Kitten détestait qu’on soit après lui, qu’il haïssait qu’on le pourchasse pour mieux le jeter par la suite. Parce qu’il ne se faisait aucune illusion : c’était ce qui allait se passer. Et il avait toujours préféré jeter avant de l’être. Ses ongles pénétrèrent dans la nuque de Nevaeh avec violence alors qu’il collait sa bouche contre la sienne sans plus attendre qu’il ne se taise. Il parlait trop, à tort, à travers, il faisait des mots des barrières fragiles qu’il érigeait à ne plus savoir qu’en faire. Christopher s’en moquait bien : chaque mots étaient mensonges, ce n’était plus à prouver. Chaque paroles étaient une tromperie en devenir, une arme de plus qu’on finirait par se voir retourner ; ils n’en valaient pas la peine. C’est pour cela qu’il l’embrassa avec violence, inversant les rôles jusqu’à le plaquer sur le mur avec force, avec rage, avec douleur. On ne s’en prenait pas impunément à lui. Il y avait toujours un moment où il faudrait payer. Et ce moment était arrivé.

    « T’sais quoi Nevaeh ? Ch’suis même pas contre qu’tu me baises. », l’américain fit un pas en arrière, un sourire torve sur les lèvres, et il releva le menton avant de murmurer : « Mais je n’vois pas pourquoi toi plutôt qu’un autre. T’es beau, ouais. S’doute pas mal au lit. Mais il va falloir plus que ça s’tu veux m’sauter parce que moi, j’ai autre chose à faire. Et qu’tu n’es pas l’seul à pouvoir me satisfaire. »

    Christopher Marlowe ne mentait plus. Il le toisait, il le jaugeait, il ne faisait pas de quartier. Il se foutait pas mal de se faire prendre, ce ne serait ni la première, ni la dernière fois. Il se foutait bien, même, que ce soit Nevaeh qui le fasse parce que ça ne se reproduirait plus, parce que, de toute façon, Kitten possédait des trésors d’imagination pour tout ce qui effleurait de près ou de loin la vengeance. Il n’avait rien à perdre. Même pas sa fierté, même pas son amour-propre. Il suffisait de combattre le feu par le feu. C’est pour ça qu’il plongea la tête dans le cou de Nevaeh, collant ses hanches contre les siennes, frottant son bassin au sien tandis qu’il le marquait à la gorge, bien conscient de ce qu’il faisait, bien conscient, même de ce que ça impliquait. C’est peut-être pour ça qu’il éclata de rire, reculant de deux pas en secouant la tête, droit à s’en briser les os, les pupilles brûlant d’un ego mal contenu. Christopher Marlowe n’était pas passif, loin de là et si Nevaeh était décidé à l’avoir une fois de plus, il allait falloir qu’il soit ferme sous peine de voir la situation lui échapper. Quelques-uns avant lui s’y étaient brûlés les ailes.

    « Rem’mber that I’m not you’ whore, you bitch. Ya can’t train me as ya like, ya can’t ev’n forbid me anything. I’m the wind and, ya know, ya couldn’t catch me ev’n you try. », siffla-t-il en s’étirant. « Soooo pathetical, f’r god sake, ya dunno whut ya want. »

    Il ne savait pas bien, au fond, ce qui était vraiment pathétique. Il ne savait pas non plus ce qui était si risible dans cette situation ni même ce qui le poussait à maintenir Nevaeh contre le mur ainsi, les deux poignets bien serrés dans ses mains pour ne pas qu’il s’échappe, pour ne pas qu’il l’ignore, qu’il contre des mots imaginaires par un rire qui sonnait tellement faux dans ses oreilles. Kitten Marlowe n’avait pas oublié de mourir, loin de là. Kitten avait juste oublié qu’il pouvait vivre jusque-là. Et il comptait bien s’occuper de l’anglais pendant ce temps-là. Et pas forcément comme l’autre aurait pu l’espérer, non, loin de là, foi de yankee, il allait payer. Mais pas tout de suite, mais pas maintenant. Il allait lui faire cracher son immondice par tous les pores de la peau, lui faire débourser son dû à la vie. Ça ne pouvait qu’être douloureux. Ça ne pouvait que faire mal. Il en tirait une certaine satisfaction. Et qu’importe si Nevaeh se pensait meilleur que lui, qu’importe s’il se vantait de savoir qu’il ne possédait pas, qu’importe s’il devait le briser entre ses draps, Kitten le punirait au centuple. Ça ne se passerait pas comme ça.

    « T’sais quoi ? T’vas me baiser et puis après j’vais t’tuer. Pour d’bon, c’tte fois. J’sucerai tes os, j’te ferai cuir en ragout. J’cuisine pas mal, t’devrais te sentir honoré. », il releva les yeux doucement sur le ciel, un sourire de plus en plus large et inquiétant blotti sur le visage. « Regarde, il pleut. C’est un beau temps pour en finir, tu ne penses pas ? »

    Et, au milieu des gouttes de pluies serrées qui ruisselaient sur eux, Kitten Marlowe dégrafa son pantalon, défiant son vis-à-vis du regard. Parce qu’ils n’étaient ni Romeo, ni Juliette, mais que l’histoire n’en était que plus tragique.

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MessageSujet: Re: [Fuckin' Kit/YAOI] Am I your mistress, now ? [END]   Mar 19 Avr - 19:25

What I'm looking for
Is not love
But the lust


    Ce fut alors que Kitten l’embrassait brutalement que l’anglais sortit sa langue pour jouer avec cet Amerloc. Il simula même – encore ! – des gémissements dignes de préliminaires insupportables tant elles étaient excitantes. Sa voix se fit cependant plus rauque lorsqu’il se fit claquer sans ménagement contre le mur. Ses yeux bleus foudroyèrent le sac d’os qui se tenait face à lui en guise de pur mécontentement. Son dos, merde ! S’il devait prendre soin de son dos pour réparer cette erreur, il aurait du mal à atteindre certaines éraflures, pensez-y ! Quand bien même, Nevaeh fut secoué de frissons d’excitation latente. Et il nargua l’autre en essayant d’arborer un de ces airs lascifs – sans sourire, cette fois – pour voir l’effet que cela pourrait lui procurer. Pourquoi lui plus qu’un autre ? Quelle question ! Il était le meilleur parmi les meilleurs des meilleurs ! Le plus beau des hommes du monde ! S’il devait apparaître dans un magazine, ce serait aux pages « plus intelligent, plus spirituel et avec le plus de sex-appeal au monde » ! Oui. Décidément, Nevaeh était une Miss Monde en définitive – à part le monde en paix. Et s’il y a quelconque autre forme de vie ailleurs que sur la planète Terre, il serait probablement Miss Univers, à détrôner toutes ces pétasses écervelées qui se font vomir pour atteindre un poids respectant les standards des mannequins. Yep. Même sans boobies il pourrait devenir une Miss. Une Miss bien dominante pour les chat-pardeurs, hell yeah !
    Il avait le regard planté dans celui de Kitten qui semblait – enfin, pour une fois, youhouuu ! – être un regard sérieux. Et il aurait très bien pu contrôler toute son excitation lorsque l’autre frotta son bassin au sien, il aurait pu le toiser en haussant un sourcil et déclarer « Whut the hell are ya doin’ bitch ? », mais il n’en fit rien et poussa plutôt à son paroxysme sa capacité à simuler des gémissements de jouissance. Il remonta sa cuisse le long de celle de l’autre, dénudant volontairement au passage sa jambe de tout pan de son kimono de soie, tout en enroulant ses bras autour de sa nuque, frôlant sa peau avec délicatesse. Et l’anglais se mit à chantonner :

    « Il court il court, le petit Yankee qui ne sait ce qu’il va faire… ♫ Il court il court, mon ami, qui me balance des menaces en l’air… ♫ »

    Sa voit s’éclaircit pour le laisser rire encore une fois. Et il colla ses lèvres aux siennes avidement, avant de se mordiller les siennes avec appétit, ce qui ne fit que ressortir davantage la couleur presque cerise de celles-ci.

    « Hmm, c’est bon, les lèvres d’un drogué décharné… C’est tout ce que tu as comme répartie, Sweety ? Non parce que tu sais, j’aimerais beauuucoup en débattre, tout ça, de ta capacité à ouvrir ton pantalon plus vite que n’importe quel autre mec… Après je ne peux pas te juger si tu adores te faire prendre, mais… Les menaces, le chantage, tu ne connais que ça ? » Il tourna la tête et lécha la main de Kit appuyée contre le mur en souriant. « J’avoue que tu me déçois, Kitty, je m’attendais à mieux de toi, à mieux d’un acteur déchu et à la rue tel que toi. » Nevaeh fit la moue et appuya sa tête contre le mur, un grand sourire ornant ses lèvres désormais : « Ecoute, je te donnerais bien mon numéro de téléphone pour que tu puisses prendre rendez-vous, et on en discuterait plus posément, mais je ne m’en souviens pas. Tu n’as pas l’air très ouvert à la conversation après avoir pris tes petites pillules d’amour ♥ le viagra, ça te branche anyway ? »

    Les mains de l’anglais aux cheveux rouges glissèrent le long du coup de l’américain, puis contre son torse et vinrent se réfugier très adroitement dans le pantalon déjà ouvert de ce dernier. Avec cette pluie qui les trempait, nul doute que ses mains étaient glacées, mais, Nevaeh, se pinçant les lèvres, accordait donc cette petite faveur tactile à Kitten. Les yeux baissés, concentré, il caressa l’entrejambe de l’autre avec un sourire en coin très désagréable, avant de s’accroupir pour se servir de sa bouche. Ce petit jeu dura quelques minutes, juste le temps de l’exciter, et il s’interrompit avant de se glisser hors de l’emprise de l’autre en ricanant.

    « Je pourrais te complimenter sur la façon dont tu es bâti – car en même temps face aux japonais ce n’est pas difficile de faire mieux – mais j’ai teeeellement de choses à faire ! Cela dit je t’autorise dans ma bonté exceptionnelle à penser à moi en te finissant ♥ »

    A ces mots l’homme lui fit une révérence tellement exagérée qu’elle en devint agaçante, avant d’accéder à la requête ô combien réitérée de l’autre : partir. Le laisser. Oui, mais… Seulement, c’était bien là une phase à passer pour déclencher le manque. L’addiction. Nevaeh tourna les talons et, détestant que ses cheveux soient mouillés en étant attachés, il enleva le lien qui les enserrait tout en marchant.


... END ?
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